Nous sommes allés ....


20-05-2017

Le Stelvio et le Gavia avec Michel - Lire

11-05-2017

Jacques au Vietnam    l'article et photos 


03-08-2016

Tout sur le 6 Jour de Vars - Lire

29-03-2016

Daniel Le Guern, cyclotouriste chevronné

 
De la muraille de Chine
à Tower Bridge
 

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24-08-2015

Periple de Jacques

Periple en Forêt Noire et Ballons Vosgiens



15-07-2015

Petit séjour de Jacques:
 
         



Escapade anti caniculaire......quoique.......
A la quête d'un peu de fraîcheur, je me suis transporté dans le Briançonnais  à la conquête de quelques cols, mais aussi et surtout d'un air revigorant par ces temps de canicule.
3 grands cols à mon actif pendant ces 3 jours en altitude.
Le Montgenèvre avec ses 1850 m est peu coriace malgré quelques rares rampes à 9%. Le plus dur étant de contrôler les camions en route vers l'Italie voisine.
Le Granon avec ses 2413 m est un sacré numéro qu'on peut considérer comme étant un col dur. Ce col à l'insigne plaisir de ne jamais se présenter à vous roues à moins de 8%; C'est tout au long des 12 kms de grimpée la bagarre avec des portions dépassant les 12%. Un vrai régal pour les amoureux de la montagne. Arrivée au sommet en cul de sac mais panoramassublimes sur les écrins. A prévoir au club pour de prochains séjours..
Le col de l'Echelle à 1766m d'altitude ne présente que 2kms à 8,5% sur une distance totale de 17 kms.
Un petit détour sur le haut de la vallée de la Clarée me fait découvrir les chalets de LAVAL  culminant à 2015m au bout d'une montée de 10kms ainsi que l'impétueuse cascade de Lacha .
Au final 3 jours d'émerveillement de couleurs et de beauté sauvage à consommer sans modération
pour les cyclos avides de nature.....alpine.....

Jacques Giuratto




05-07-2015
LE  STELVIO
Un géant difficile à maitriser


Situation  géographique : Dans le massif du haut Adige Italie du Nord, il fait partie  de la chaine des Alpes depuis la localité de Prato
Trois possibilités d’accès : Par la Suisse depuis la localité de Santa Maria, Par  l’Italie, Localité de Glurns 26kms, le plus agréable pour ses vues sur les glaciers et sesvirages avec N° (style Alpe D’Huez), sauf qu’il y en a une quarantaine…   Ville de Bormio  22 kms, le plus célèbre par ses nombreux virages en forme de spaghettis. Cette montée rejoint l’itinéraire Suisse au col de l’Umbrail, point frontière situé à 3kms du sommet.



Ce n’est ni le plus haut des Alpes, 2757 mètres, ni le plus beau mais il jouit d’une telle renommée qu’il attire les cyclistes  des principales nations Européennes, Belgique, Allemagne, Italie, Hollande, Suisse France… Ce col de légende exerce une attirance exceptionnelle sur le monde cycliste  « mais pas que »
Des cyclotouristes amateurs de montagne n’hésitent pas à se lancer sur ses pentes escarpées à la recherche de je ne sais quoi, tout simplement d’un plaisir difficile à expliquer. Escaladé pour la première fois en 1995 lors d’une randonnée cyclotouriste « Thonon / Trieste » ce col m’avait  séduit par ses passages redoutables, de 12 à 14%. Je m’étais alors promis d’y amener Gilette cyclotouriste accomplie, cette montée de grande renommée allait en quelque sorte constituer  le couronnement d’une carrière cyclotouriste très  honorable.  Vingt ans après, c’est chose faite et promesse tenue.   
Glurns : Au petit déjeuner, alors que nous évoquions l’ascension,  la propriétaire de notre hébergement, nous informe qu’il fera environ 0°  au col avec  des chutes de neige vers midi  (pour nous vers la fin de l’ascension). Cette information nous fait presque sourire compte tenu des conditions très acceptables à cette heure matinale. Il fait beau, température un peu fraiche mais très acceptable pour la localité.  26 Kms nous séparent du sommet et la montée sera longue, très longue. La route est agréable, l’odeur de foin fraichement coupé embaume la vallée et le chant des torrents qui dévalent la montagne, nous accompagnent  sur une bonne moitié de la montée. L’ascension est conforme aux prévisions dans les premiers 2/3 et devient franchement difficile en fin de parcours. Le froid et les premiers flocons  nous accompagnent sur les 5 derniers Kms pour devenir au sommet, insupportables en raison du vent. Les températures sont négatives, largement  en dessous de 0. Fortement perturbés par ces conditions imprévues et subites, nous amorçons la descente sans immortalisé cette montée par la traditionnelle photo au panneau « Stelvio » C’est le sauve qui peut pour échapper à la tempête de neige et à une météo désastreuse.
Première journée, premier enseignement : Toujours faire confiance aux avis et conseils des locaux. La montagne est un milieu imprévisible. Notre longue expérience cyclotouriste nous l’a appris depuis fort longtemps. Pourtant au sommet, bien des cyclistes se sont fait cueillir par la tempête en tenue d’été et ont du se résoudre à une descente très inconfortable, voire dangereuse. De cette montée mythique, nous retiendrons les trop nombreuses motos parfois en échappement libre qui prennent cette ascension pour une course de côte.  En majorité de nationalité allemande, ces motards font chez les autres ce qui est interdit chez eux, avec l’inconvénient de polluer les cyclistes par le bruit et les gaz d’échappement... Impressionné par les glaciers très proches de la route lors de mon premier passage en 1995, en ce mois de juin 2015, je constate qu’ils ont reculé de 200 mètres environ et restent accrochés uniquement sur les sommets et dans les coulées d’avalanche. La différence de couleur de la roche atteste de ce recule par une couleur nettement plus claire.
Bormio : point de départ pour une deuxième ascension, la plus empruntée par les cyclistes en raison d’une approche facilitée par la ville, mais également la plus prisée en raison des lacets qui ornent toutes les revues spécialisées en cyclisme. Plus courte que sur l’autre versant 22kms,  elle ne sera pourtant pas aisée en raison de nombreux passages entre 12 et 14 %. Le passages dans les alpages au dessus des lacets, une longue portion à environ 6%, a fortement augmenté le pourcentage sur d’autres portions de l’ascension.                                                                              
Ils sont impressionnants ces lacets ! Il est alors compréhensible qu’ils fascinent de nombreux cyclistes. Pas de neige pour cette deuxième montée mais beaucoup de vent et des températures fraîches accentuées par le vent. Au sommet, une photo prise à la sauvette avant de redescendre dans la vallée,  retrouver des conditions malgré tout plus acceptables et plus humaines. De ces deux ascensions du Stelvio, je garderai un souvenir agréable mais également la sensation d’avoir perdu beaucoup d’efficacité dans le coup de pédale. Rien de comparable avec les sensations ressenties il y a vingt ans. Néanmoins,  à la vue de nombreux cyclistes à la peine dans les passages difficiles, je m’autorise à affirmer qu’il faut relativiser et être heureux de sa propre performance, surtout  lorsqu’elle est réalisée sur de  telle ascension.

 
         
(Cliquez pour agrandir)



« LE GAVIA » « Le bimbo terribile »

Altitude 2621 mètres pour 25,600 d’ascension. Situé en Lombardie mais accessible par Bormio,  il est considéré par les italiens comme le petit frère du Stelvio (en taille comme en âge).   Il est aussi appelé le « bimbo terribile » l’enfant terrible des ascensions italiennes.
Intégré au Giro en  1960, il a depuis prouvé à maintes reprises combien il aimait se faire remarquer et s’affirmer comme le clou du spectacle. Souvent situé à tort avec le Stelvio dans les Dolomites, il a offert  à ses fans  des scènes de débâcles délirantes, de tragédies exquises et de défaites cuisantes dans les rangs cyclistes. Quant arrive l’heure du passage du Giro, (mai –juin) l’altitude du Gavia promet un franchissement toujours hasardeux, voire souvent impraticable. Pourtant, c’est méconnaitre les organisateurs de l’épreuve, alors le Giro passe quand même avec les conséquences (drames et scandales) que cela implique.
La route dans les derniers kms, ou tout du moins son ancêtre rudimentaire daterait du XVIII ème siècle. A cette époque, elle était surtout empruntée par les marchands vénitiens qui se rendaient à Bormio et ensuite vers l’Allemagne pour leurs commerces. Plus tard, elle joua un rôle important en tant que route d’accès  entre la République de Venise et le duché de Milan. Durant la première guerre mondiale, comme tant d’autres cols alpins, sa position stratégique fit du Gavia une zone de combat intense, en attestent les nombreuses fortifications abandonnées.  .
Riche en histoire, le Gavia l’est aussi dans le domaine sportif avec le passage de nombreuses courses cycliste  (plus particulièrement lors du Giro 1988). Des conditions inhumaines, provoquées par le froid et les tempêtes de neige, ont déclenché de la part des observateurs et des médias de nombreuses critiques et une atteinte pure et simple aux droits de l’homme. De nombreux coureurs déclarèrent à l’arrivée : « Ne me parlez plus de ce col » D’autres prirent place dans les voitures techniques sans que personne parmi les organisateurs ne s’en aperçoive.                                                                                                                                                      
Jean François Bernard candidat malheureux à la victoire finale, pris de tremblement nerveux au pied de la descente, entra dans un café et déclara devant un whisky et un café brulant : « Je suis heureux d’être encore en vie. Je me fiche pas mal de savoir combien j’ai perdu de temps, ça ne vaut vraiment pas la peine de souffrir autant pour gagner une course ». Cette étape du Gavia fut un fiasco cycliste complet, y compris pour les organisateurs. Pourtant ce col maudit par les  coureurs figurait encore au programme de l’édition 1989 résultat : Même scénario, l’étape fut purement annulée pour raison de tempête de neige et col infranchissable. Avec une telle carte de visite, ce col hors du commun épouvante et mérite vraiment son surnom : « Le bimbo terribile »                          
 Après avoir pris connaissance de ces informations (sur internet), c’est dans cet état d’esprit que nous partons faire la connaissance de cet enfant terrible. Il fait chaud à Bormio, une température estivale. Le départ est agréable, excepté un  court passage à la sortie de la ville, succède ensuite un long faux plat qui nous propulse dans des passages en escalier avec des passages à 14%. Nous sommes maintenant habitués à ce traitement alors on serre les dents et ça passe !!! En somme, une ascension conforme aux prévisions qui nous conduit à la limite de la végétation environ 2000mètres, soit 15 kms. Il en reste encore beaucoup et le temps se dégrade très rapidement. Plus de température estivale, le froid s’est à nouveau invité et se fait de plus en plus présent. Les sommets sont maintenant invisibles, entièrement noyés dans les nuages et nous sommes surpris par les premières gouttes de pluie. Les Kms défilent très lentement et le col est encore bien loin.  La route vers le sommet disparait dans les nuages et l’environnement prend une teinte laiteuse presque irréelle. Le col et  les sommets sont maintenant invisibles et l’on distingue nettement les chutes de neige qui courent en bordure de visibilité, poussées par le vent. Il nous reste 5 petits kms mais ¾ d’heure d’effort. Après concertation, nous estimons qu’il serait imprudent de continuer !!! Il faut activer le plan B. Alors sagement, après avoir enfilé la totalité de nos vêtements chauds, nous amorçons notre retour vers la civilisation, la chaleur et le soleil.   
Avons-nous été influencés par la triste renommée de ce col ? Avons-nous été prudents et clairvoyants de façon à ne pas revivre l’épisode du Stelvio ?
Nous ne connaitrons jamais ce col maudit dans sa partie finale. Un regret de pure forme qui nous prive d’une petite victoire personnelle. Jamais le maillot de l’amicale ne sera associé à ce passage exceptionnel chargé d’histoire,  difficile et tellement imprévisible.  Dans sa phase finale, il est incontestablement plus beau que le Stelvio.  Tout n’est que désert de roche et solitude. Pour atténuer cette aspect sinistre, beaucoup de Rhododendrons viennent ajouter une note de couleur éclatante. Rien d’étonnant à ce qu’il soit fermé si souvent en raison d’énormes congères. La paroi rocheuse se purge régulièrement et déverse en continu ses énormes avalanches directement sur la route.
Des conditions météo désastreuses en altitude, des vues magnifiques, deux cols de légende, c’est tout cet ensemble qui fait que certains cyclistes  sont attirés par la haute montagne. La solitude  de ces versants désertiques, surchauffés par un soleil implacable ou balayés par un  vent glacial, c’est l’univers du cyclotouriste, amateur de haute montagne.  Il se sent parfois seul, perdu sur ces pentes inhospitalières, mais il est dans son élément, dans ses rêves, dans son monde.
C’est précisément ce qu’il recherche, ce qu’il est venu chercher !!! Souffrir et connaitre des sensations hors du commun, toujours à la limite de l’acceptable, même si celles-ci restent souvent incomprises par le commun  des mortels. Ces lieux de prédilections me sont indispensables et nécessaires. Ils me manqueront beaucoup lorsque viendra l’heure de pendre définitivement la monture au fond du garage. Alors furtivement, arrivera le temps d’évoquer mes plus belles ascensions, de revivre des souvenirs d’exceptions glanés dans nos montagnes, qu’elles soient françaises ou autres.
Michel C.     

 



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