Gilette Corand
 


Il m’appartient de vous faire part d’une terrible nouvelle, le décès de Gilette Corand, l’épouse de notre président et organisatrice des séjours de l’amicale.

En effet mardi dernier lors d’une sortie à vélo, elle a été prise dans une chute collective qui lui a été fatale. Elle a été conduite en urgence au bloc opératoire où son état
a été jugé désespéré. Traumatisme crânien et gros hématome au cerveau, elle n’est jamais sortie d’un profond  coma. Aujourd’hui, à 11H, gilette a été débranchée
avec l’autorisation de Michel. Elle était cliniquement décédée dans la nuit des suites de son traumatisme.

Merci de ne pas téléphoner à Michel, vous pouvez éventuellement adresser un message.

Le secrétaire,  Les Amis du Tour   -   Jacques DAVIN


HOMMAGE A GILOU, MON EPOUSE AVEC L’EVOCATION commune D’UNE MULTITUDE DE SOUVENIRS MERVEILLEUX.  

 
Dans le terrible drame qui a frappé de façon brutale notre petite famille, je n’ai pas été surpris par les nombreux messages et témoignages de sympathie qui se sont succédés, tant par courrier, mail, fleurs, téléphone que par une présence nombreuse  à l’office religieux et au crématorium. Je remercie du fond du cœur toutes celles et ceux qui sont venus apporter un peu de réconfort et de chaleur à une famille meurtrie par l’ampleur d’un drame si imprévisible. En cette triste journée d’automne, elle s’en est allée vers d’autres destinations, à la découverte d’un autre monde, elle qui avait toujours soif de voyages et d’aventure. Par cet élan de générosité, de reconnaissance et d’admiration pour se qu’elle représentait, je me suis soudain rendu compte que j’avais épousé une perle rare. En ces moments de doute et de solitude, vos témoignages et votre présence aux côtés de ma famille m’ont  particulièrement touché et ont provoqué comme une vague de chaleur et un réconfort profond dans nos cœurs meurtris par la douleur.

Après avoir sillonné quelques pays à travers notre vaste monde et découvert des sites parmi les plus pittoresques et des plus attractifs, nous avons décidé de nous stabiliser chez nous et de repartir à la découverte approfondie de notre beau pays. Attirés par la haute montagne depuis toujours, notre choix s’est résolument porté sur Vars « Hautes Alpes » un terrain de jeu à notre mesure. Ainsi au fil des années, nous avons fait de Vars notre camp de base pour la découverte en profondeur de cette magnifique région. En 2009, nous avons Participé à nos premiers aux Six Jours de Vars. Pour Gilette et moi cette première a été une révélation. Après les hauts plateaux de Bolivie, le WaDI room en Jordanie et ses sables brulants, le Vietnam par deux fois du Nord au Sud, nous avions envie de nous stabiliser quelques temps chez nous proche si possible d’un milieu montagnard. La magie des Six Jours à fait le reste. Que de souvenirs merveilleux glanés sur les pentes difficiles d’Agnel, de la Cayolle de l’Izoard et autre Bonette. En réalité nous avions cherché très loin un bonheur qui finalement se trouvait à notre porte. La Vieille Auberge découverte en 2013 a fini d’emporter notre adhésion aux Six Jours. Dès cette année, notre objectif loisir a invariablement été axé chaque année sur cette splendide organisation.

Dans la vie courante, Gilette était une perle rare dans tous les domaines. Elle savait captiver la sympathie et était appréciée de tous par son humeur toujours égale. Elle savait se dévouer pour la collectivité, rendre service et inspirer confiance sans exiger un éventuel retour. Elle usait d’une méthode totalement désintéressée.  

C'était ma Gilou !!!

Aujourd’hui elle n’est plus et je suis triste de ne pas lui avoir dit plus souvent combien elle m’était indispensable, aimante, souriante et si merveilleuse dans notre vie de couple. Plus de 400 personnes ont tenu à l’accompagner pour son dernier voyage. Du jamais vu dans cette petite église depuis notre arrivée à Couzeix, une foule compacte et silencieuse est venue lui rendre un ultime au revoi. Que faut-il en déduire ? Qu’elle aura marqué les esprits par sa gentillesse, sa bonne humeur, son sens de l’organisation et son dévouement pour les associations qu’elle savait si bien diriger. C’était tout cela ma Gilou. Une perle rare dans un écrin, à portée de main et qui dans la vie courante sûr de sa présence à mes côtés, j’ai pris pour habitude de regarder sans vraiment discerner la valeur et la chance qui était la mienne. 

 

Aujourd’hui, tout cela est fini. Quelque chose s’est brisé définitivement et rien ne sera plus comme avant. Quel intérêt à retourner aux Six jours de Vars sans Gilou ? Nous avons à chacune de nos participations emmagasiné une foule de souvenirs, certains très agréables, d’autres un peu moins, mais qu’importe nous étions heureux de consommer notre passion commune parmi nos plus belles montagnes.

Désormais, la clé N° 7 ne nous sera plus réservée. D’autres prendrons le relai et notre présence à Vars s’estompera, emportée par l’oubli. Ne sommes nous pas simplement de passage sur cette terre ?

Peut être un jour le hasard me ramènera à Vars, alors je ne manquerai pas de faire une halte à la Vieille Auberge. Pour le vélo, une page s’est tournée définitivement. Quelques sorties dans mon Limousin si possibilité médicale mais plus d’expédition lointaines sans ma compagne de toujours. Nous avons connus et partagé trop d’aventures communes, demain il me sera impossible de repartir en solitaire pour d’autres périples. Je ne suis pas du genre à oublier ou à trahir la mémoire de ceux qui m’ont toujours été fidèle et dévoué. Dois-je pour cela mettre un terme prématurément à un sport qui dorénavant ne m’apportera plus aucun plaisir.

Triste ironie du sport, après avoir sillonné quelques uns des plus beaux sites du monde, emportée par sa passion, elle est venue finir son périple à peine à 10 kms de notre domicile. La vie nous réserve parfois d’étranges épreuves, sans que nous connaissions les vraies raisons d’une telle injustice!!!

J’adresse à mon épouse ce vibrant Hommage après 52 années de vie commune, de bonheur, de sacrifice mais aussi avec une passion partagée qui nous a conduits à visiter quelques unes des merveilles de notre vaste monde.

Photo N° 1 : Montée de l’Izoard 2360 mètres. 
Photo N° 2 : Montée du Stelvio Italie du Nord 2760 mètres. 
Photo N°3 : Col de la Cayolle  2326 mètres

 

A notre amie Gilette

 

Nous pouvons verser des larmes parce qu'elle est partie, ou nous pouvons sourire parce qu'elle a vécu.

Nous pouvons fermer les yeux et prier pour qu'elle revienne, ou nous pouvons ouvrir les yeux et voir ce qu'elle a laissé.

Notre cœur peut être vide parce que nous ne pouvons la voir, ou il peut être plein de l'amour que nous avons partagé.

Nous pouvons faire ce qu'elle aurait voulu : Sourire, Aimer et Continuer …

 

Gilette ! Un bien joli prénom et qui, pour nous, voulait dire « le bonheur et la joie » de se retrouver au sein de notre « Amicale » et dans nos séjours empreints de convivialité.

Ta disparition, pour nous, est dure à supporter et encore plus pénible et douloureuse pour Michel, vos enfants et votre famille. Nous sommes de tout cœur avec eux dans ces moments difficiles.

Le destin est bien cruel. On aurait bien voulu te garder encore longtemps avec nous, toi que la maladie n'a pas épargnée et que tu as su combattre ! Avec tous ces projets que tu avait pour 2020, sans compter les exploits réalisés de par le monde avec Michel, ton mari … Pour tout cela, vous avez notre sincère admiration.

Parlons de notre « Amicale » où tu as toujours éé présente : tu en étais tout simplement le moteur avec ton sens de l'organisation, ta gentillesse et avec tellement de diplomatie !!! Nous étions si heureux de t'avoir avec nous.Tu vas énormément nous manquer !

On t'embrasse, Gilette, avec affection et respect.

Tes amis de toujours.

 


Voir article dans le "Populaire du Centre" du 14 novembre  
 



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